Quels sont les dommages subis ?

Une des questions centrales qui se pose est de savoir si les victimes de cybercriminalité présentent des spécificités victimologiques. 

On distingue de types de victimes de cybercriminalité : celles qui font l’objet d’une atteinte d’aspect crapuleux, et les victimes de cyber-intimidation.

Dans le premier groupe, les victimes ont subi un préjudice principalement financier et dans le deuxième un préjudice principalement psychologique.

Très souvent, l’auteur des infractions crapuleuses ne connaît pas la victime. Un cybercriminel recherche la rentabilité. Il cherche donc des cibles avec un fort potentiel et s’adapte aux usages des internautes. Bref un cybercriminel cherchera toujours les nouvelles tendances pour s’adapter et capter ainsi des nouvelles cibles. 

A l’inverse, dans la grande majorité des cas, en ce qui concerne la cyber intimidation, la victime connaît l’auteur dont l’objectif n’est pas en première intention crapuleux.

Néanmoins, concernant les atteintes à la vie privée, à l’image de la personne, il arrive que l’objectif soit double : atteindre la personne dans ce qu’elle a de plus intime et en obtenir une contrepartie financière.

Ainsi, au sein d’une catégorie d’atteintes à la personnalité aux personnes, le dommage causé à la victime peut être très différent.